WORLDSKILLS BELGIUM 2019

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BELGIUM 2019

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Infographie 6 / informatique 6

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Cette année, l’option Infographie de l’INRACI s’est imposée en finale des Startech Days pour le Worldskills Belgium 2019. Nos 32 élèves de 6ème étaient inscrits pour la phase de sélection de ce championnat annuel des métiers. Cette épreuve s’est déroulée le jeudi 14 février 2019 au centre de formation EFP d’Uccle. À la suite de celle-ci, nous avons eu l’immense plaisir de découvrir que parmi les 6 finalistes retenus, 4 d’entre eux viennent de l’INRACI.

Ces 18 et 19 mars derniers, Samuel Denis, Marcin Kotynski, Hussain Mirza et Nicolas Prémont ont défendu les couleurs de notre école lors de la finale qui a eu lieu à Ciney Expo. Cette compétition s’est tenue sur 2 jours avec 2 défis graphiques relativement différents à relever. Lors de la première journée, nos finalistes ont été amenés à créer un logo, une carte de visite et un menu pour une brasserie brésilienne nommée « Sindicato do Chopp » tandis que le deuxième jour, ils devaient réaliser un logo et un packaging pour une société de clonage nommée « Fenix » destinée à cloner une espèce d’oiseaux endémique de l’île Maurice, aujourd’hui disparue, le Dodo. Ces deux épreuves reposaient sur des contraintes techniques très pointilleuses mais laissaient également place à leur créativité par le biais de nombreux points laissés au libre choix de chacun.

Nos 4 finalistes se sont extrêmement bien défendus et pour cause, l’INRACI signe un beau doublé cette année sur le podium : une victoire teintée d’argent et de bronze, pour Marcin Kotynski et Hussain Mirza.

Cette aventure Worldskills a suscité de nombreux échanges particulièrement enrichissants chez nos élèves. Ils gardent d’excellents souvenirs de ces deux journées passées loin du cadre rassurant de l’école et en sont sortis plus forts que jamais. Ils ont vécu une expérience hors du temps, ont défendu avec ferveur leur créativité et ont gagné en autonomie à vitesse grand V.

 


Inventer Anvers

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Infographie

géo, aw, francais, cv

RichLove Kampoli - Hussain Mirza - Rafael Schulman

« Aux yeux du caractère destructeur rien n’est durable. C’est pour cette raison précisément qu’il voit partout des chemins. Là ou d’autres butent sur des murs ou des montagnes, il voit encore un chemin. Mais comme il en voit partout, il lui faut partout les déblayer. Pas toujours par la force brutale, parfois par une force plus noble. Voyant partout des chemins, il est lui-même toujours à la croisée des chemins. Aucun instant ne peut connaître le suivant. Il démolit ce qui existe, non pour l’amour des décombres, mais pour l’amour du chemin qui les traverse. »  1

A l’heure où la question climatique devient incontournable, entre marches pour le climat et mouvements des gilets jaunes, nous explorons et analysons depuis deux ans, avec les classes d’infographie de 5ème et de 6ème, deux espaces-clefs pour comprendre notre époque. Le passé de l’industrie en Belgique c’est notamment Charleroi et la dette écologique accumulée par les millions de tonnes de charbon extraites entre 1830 et 1970. L’actualité de l’industrie en Belgique c’est Anvers : le deuxième pôle pétrochimique au monde, le deuxième port de marchandises en Europe, un ring saturé et une centrale nucléaire en fin de vie.

Mais l’urgence écologique, ce n’est pas seulement la question climatique, c’est aussi la sixième extinction de masse des espèces animales et végétales, conséquence évidente de l’impact des activités agro-industrielles sur les territoires, au point que les géologues nomment désormais Anthropocène l’ère géologique dans laquelle nous (sur)vivons. A Charleroi, ce sont les terrils qui symbolisent, par leur masse, cette dette écologique. A Anvers ce sont les polders, zones humides fertiles, anthropisées depuis le Moyen-Âge qui cèdent devant l’expansion constante du port, boosté par la mondialisation.

Les paysages, entre histoire de l’art et géographie, permettent de saisir l’impact anthropique. Un paysage ordinairement considéré comme donné et naturel, se révèle profondément marqué par des dynamiques culturelles.

Dans nos régions, et désormais sur la majeure partie du globe, ces dynamiques culturelles sont essentiellement industrielles : l’industrie a produit le paysage ordinaire de l’espace habité.

Si le marché européen des quotas d’émissions de CO2, et son corollaire les compensations d’émissions CO2, est relativement connu et critiqué, celui des compensations écologiques l’est beaucoup moins. Le principe, imposé par une directive européenne, est simple : chaque espace naturel détruit par une extension industrielle doit être compensé par la préservation d’une nouvelle zone naturelle. Mais sur quels espaces ces nouvelles réserves peuvent-elles se déployer alors que l’ensemble du territoire est occupé ? Les activités agricoles et les réserves naturelles sont désormais en concurrence directe pour l’espace résiduel concédé par l’industrie. L’expulsion des habitants et des fermiers, au nom de l’industrie et des compensations écologiques est-elle inévitable ? Comment sortir de l’impuissance collective et du cynisme individuel que suscitent l’omniprésence d’un imaginaire de la catastrophe et de l’effondrement ? Laissons la parole aux élèves.

1 Walter Benjamin, Le caractère destructeur, 1931

« Dans un paysage les choses primordiales à conserver sont : les animaux, les végétaux et le relief. Il y a aussi les bâtiments présents qui déterminent le paysage. Le paysage cache et conserve une histoire : celle-ci est importante.»

Sacha Dos Santos Almeida

« Les réserves naturelles d’Anvers se situent juste à côté du port et des usines, un paysage d’un vert foncé et d’un silence continu, qui laissait apparaître le reflet du ciel gris dans les vastes étendues d’eau et les oiseaux qui étaient dessus. Ces endroits dans lesquels le gouvernement veut construire de nouveaux bassins et réduire les terres agricoles et les habitations. »

Gabriel Antoine

« Le port d’Anvers est une zone d’exploitation industrielle forte ce qui crée un paysage assez gris, très bétonné, mais où la nature végétale a pris place. Malgré cet urbanisme “bulldozer”, la nature a réussi à se développer; laissant la place à un paysage particulier. »

Soufiane Housni

« Comment protéger la nature, cet endroit qui à la base doit exister hors de l’être humain et de son action? Une des façons de “protéger” le paysage de la ville d’Anvers est de compenser la construction d’une zone industrielle à Anvers par des zones de “nature” reconstruites par l’homme. (…) Cette nature reconstruite est une nature artificielle. »

Mirza Hassan

« En 5e, nous sommes partis à Charleroi faire le tour des terrils. Cette petite ballade en pleine nature était contrastée par les immenses usines abandonnées perdues au milieu de la végétation. Une fois arrivés au sommet de ces énormes collines de pierres et de charbon, nous avions une vue imprenable sur ce que l’on peut apparenter à un paysage post-apocalyptique. Je me rappelle de ce moment où, arrivés au sommet de ce terril, nous avions une vue étendue sur la ville de Charleroi et lorsqu’on se retournait, on apercevait une zone industrielle qui paraissait sans fin. Là où certaines personnes voyaient quelque chose de laid, j’ai vu quelque chose de fascinant. Une beauté éphémère où la nature reprenait ses droits sur les créations de l’homme. »

Bastien Depuydt

« Le paysage naturel est plus fort que ce que l’homme bâtit et il nous survivra toujours même si nous l’avons modifié. (…) A Charleroi le paysage naturel reprend le dessus. »

Kerim Ayvaz

« En théorie, protéger les paysages c’est très facile, il suffirait que les grandes entreprises fassent des concessions et ne détruisent pas les paysages en les inondant ou en les rasant, mais les enjeux économiques et sociaux sont énormes. Et donc pour réussir à convaincre ces entreprises, il faudrait avoir un pouvoir politique qui nous soutienne et qui fasse pression sur les entreprises. »

Pablo François

« Les installations industrielles occupent bien trop l’espace rural. Les paysages ne se résument plus qu’aux transformations industrielles. Ces paysages font fuir toutes les populations et justifient le départ des agriculteurs. La conservation des champs et de la nature est importante pour maintenir une population active. (…) Pour conclure, j’estime que le fait de transformer ces surfaces en terres artificielles est une très mauvaise idée car je trouve cela irréel. »

Thibault de Cok

« Le PolderMas est un anti-musée créé par Benjamin Vergauwen qui se trouve dans le village de Doel. L’objectif est de donner une nouvelle utilité aux objets qui proviennent des alentours de Doel. Ces objets sont des traces de l’ancien village et de la vie menée par les habitants. Les objets portent aussi un message d’anti-industrialisation car c’est ce qui a fait que ces objets ont été abandonnés lorsque les habitants ont dû s’en aller. La méthode de sensibilisation utilisée par Benjamin est très intéressante car elle permet de toucher plus de monde en leur expliquant l’histoire des objets qui les entourent. »

Mirza Hassan

« Peut-être qu’un jour tout disparaîtra mais nous aurons toujours des traces du passé grâce à ce musée. »

Marcin Kotynski

«Pour protéger ces paysages, il n’y a que deux voies, soit la résistance pacifique, soit la résistance violente.»

Philippe Ibraguimov

Le projet Observer Charleroi / Inventer Anvers est mené depuis deux ans avec les classes d’infographie dans le cadre des cours de géographie, atelier web, communication visuelle et français.
8 excursions sur le terrain ont été effectuées et quatre interventions externes pendant les cours. Le projet est mené sans frais pour les élèves et pour l’école, grâce à un financement d’Enabel. Un premier site internet a été réalisé à partir des données récoltées par les élèves via l’outil MapBox.

https://observer-charleroi.inraci.be/

Avec l’appui de Annoncer la Couleur – programme fédéral d’éducation à la citoyenneté mondiale – https://www.annoncerlacouleur.be

IMAGES

RichLove Kampoli – Hussain Mirza – Rafael Schulman

OBSERVER CHARLEROI

Lia Wei, docteur en histoire de l’art et archéologie, Art et Archéologie du Paysage en Chine
Florent Tillon, réalisateur, Charleroi, la plus belle ville du mondehttps://vimeo.com/117208331
Nicolas Buissaert, guide, Charleroi Adventure – City Safari  : http://charleroiadventure.com/
Micheline Dufert, guide, Chemin des Terrils – GR 412  : https://cheminsdesterrils.be/

INVENTER ANVERS

Isabelle Pateer, photographe, Unsettledhttps://isabellepateer.com/unsettled
Benedikte Zitouni, sociologue FuSL : https://ecobxl.hypotheses.org/
Benjamin Vergauwen, guide, PolderMAShttps://fr-fr.facebook.com/poldermas/


Atelier Graphique- Option Infographie Secondaire

L’INFOGRAPHIE

QU’EST-CE DONC ?

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Infographie

Atelier Graphique

Un domaine vaste qui passe de la réalisation d’un logo à la création d’un site web!
Dans notre option, nous guidons pas à pas nos élèves pendant deux ans, dans l’apprentissage des logiciels ainsi que dans le développement de leur créativité, deux éléments indispensables au métier d’infographiste.

Quels sont les prérequis ?

Une forte envie de créer et une grande curiosité du monde qui nous entoure. La connaissance des programmes ainsi que les bases du dessin s’ac-quièrent au cours des deux années.
L’option infographie est divisée en deux cours de six heures chacun : l’atelier graphique et l’atelier Web. Chaque cours utilise des programmes spé-cifiques à sa spécialisation.

Atelier Graphique

Quels programmes pour ce cours ? Le trio de la suite Adobe !

– Illustrator qui nous permet de réaliser des logos à l’aide de vecteurs. Photoshop qui nous aide à créer des montages photos. Indesign qui est pointu pour la réalisation des mises en page. Mais la formation ne s’arrête pas au seul appren-tissage de logiciel. Dès la cinquième année, nos élèves suivent une formation en dessin afin de les aider à crayonner ner leurs projets sur papier, ce qui est une étape importante avant de réaliser le projet sur ordinateur. D’autres projets plus « manuels » sont également réalisés.
Par exemple, la réalisation de motifs sur base  de collages, packagings faits mains et ornés de motifs découpés dans le carton de la boite en elle-même. Lors des portes ouvertes de l’école, certains travaux sont exposés. On peut ainsi voir les affiches réalisées par nos étudiants de cinquième année et déguster de délicieuses pralines offertes dans des boites réalisées pas nos étudiants.

Les élèves de sixième invitent ce jour là les visiteurs à déguster une bière brassée spécialement pour l’occasion et ornée d’une étiquette faite par leurs soins lors d’une formation suivie au CTA. En parcourant l’école, vous croiserez les portes habillées par les sixièmes. Les portes ouvertes sont, chaque année, une succession de surprises réservées à nos visiteurs et un moyen offert à nos élèves de réaliser des projets bien concrets destinés à un « vrai » public. Pour leur permettre d’exprimer toute leur créativité, nous mettons à leur disposition des outils performants. Le local d’atelier graphique est équipé d’Imac récents, d’une imprimante laser A3, une découpeuse- graveuse laser et une découpeuse vinyle. Ce matériel leur permet de travailler différents supports : papier, carton, bois, plexi, vinyle, etc… Ils ont donc une expérience supplémentaire à faire valoir.

Nos élèves sortent donc de sixième année avec un CESS et une qualification qui leur permettront de, soit poursuivre dans cette voie ou une toute autre option, soit être directement armés pour affronter le monde du travail.


Worldskills Belgium 2018 Infographie

WORLDSKILLS

BELGIUM 2018

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Infographie

Atelier graphique

Cette année encore, l’option Infographie de l’INRACI s’est hissée en finale des Startech Days pour le Worldskills Belgium 2018. 27 de nos élèves étaient inscrits pour la premièremanche de ce championnat des métiers. 2 de nos futurs infographistes se sont qualifiés et ont donc fait partie des 8 finalistes. Ces 19 et 20 mars derniers, ils étaient donc 2 représentants de l’INRACI à défendre nos couleurs sur le Campus Provincial de Namur.

La compétition s’est tenue sur 2 journées, la première journée les participants ont réalisé un livret promotionnel de 4 pages pour la NASA et la seconde, l’épreuve était la réalisation d’un packaging ainsi que d’un sachet contenant du paprika pour une grande marque Hongroise. Nos élèves se sont bien battus, mais la concur-rence faisait rage au sein des finalistes, et ce sont finalement les plus expérimentés qui l’ont emporté cette année. Mais nos étudiants sont sortis plus forts et riches d’une très belle expé-rience qui modifiera durablement leur façon de travailler. Ils sont revenus de cette compétition le sourire aux lèvres, fiers de s’être hissés dans le carré final et de s’être confrontés aux meilleurs; riches aussi d’un capital confiance reboosté afin d’affronter cette fin d’année.

 

L’INRACI À ABU DHABI en 2017

Souvenez-vous, il y a un an, notre étudiant de 6e Technicien(ne) en Infographie, Anthony Karpowicz était médaillé d’or aux WorldSkills Belgium 2017.

Cette médaille lui a permis de participer à un week-end de formation softskills organisé par Worldskills Belgium à l’issue duquel et au prix de beaucoup d’efforts physiques et mentaux, il a décroché sa place au sein du Belgium Team qui s’envolerait quelques mois plus tard pour Abu DHABI. Pays organisateur des WorldSkills, une compétition mondiale des métiers regroupant les meilleurs éléments de chaque pays dans leur propre catégorie.

WorldSkills reconnaît le pouvoir des compétences et la nécessité de promouvoir et d’encourager la formation professionnelle et l’éducation au plus haut niveau. Des chiffres à faire tourner la tête… L’INRACI était là!! Anthony a défendu les couleurs de son pays et de son école face aux meilleurs, 29 compétiteurs issus des 4 coins du Monde.
Le niveau de la compétition était très élevé, avec de nouvelles épreuves chaque jour, un peu plus difficiles à chaque étape. De la création d’un logo à la mise en page d’un magazine en passant par la réalisation d’une petite maison pour enfant, An-thony a du combiner les compétences du design, de l’art, de la typographie, de la composition, de l’illustration, de l’impression et de l’édition pour créer des conceptions graphiques originales et respectant à la lettre le cahier des charges pointu propre à la compétition.
Quelle fierté pour notre école de voir notre étudiant arriver à ce niveau! A 19 ans seulement! Cette fois nous n’avons pas décroché de médaille mais nous rentrons le cœur rempli d’émotions et riche d’une expérience unique qui nous rendra plus forts et déterminés pour les éditions à venir!


Atelier Web - Option Infographie Secondaire

Sur l'Atelier Web

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Infographie

Atelier Web

La partie web de l’option infographie allie la maîtrise de compétences qui se réfèrent à la fois aux domaines graphique, technique et artistique. L’atelier englobe l’apprentissage de plusieurs disciplines qui vont du web à la vidéo ; en passant par l’enregistrement de son, la photo, l’écriture. C’est donc un atelier polyvalent dont les techniques étudiées servent à élaborer des travaux artistiques pluridisciplinaires.

Durant l’année, le projet « observer Charleroi » a donné lieu à de nombreuses sorties. Le projet incarne toute la polyvalence du travail de l’atelier web. Mise en place de manière interdisciplinaire entre les cours de géographie, français et communication visuelle, le projet est pensé comme une aventure à l’intérieur des «paysages» abandonnés de la ville. Munis d’appareils photos, de capteurs de sons, de blocs de croquis et de feuilles de notes, les élèves ont dû capturer et créer des images. L’idée était de construire une forme de bibliothèques interactives et informatives sur la notion de paysages à l’intérieur du contexte d’une ville particulière. Le produit final est composé de différentes cartes géographiques agrémentées de différents médias qui sont autant de visions, points de vue surla ville de Charleroi. Quelles soient purement informatives ou totalement subjectives, ces cartes laissant la possibilité à l’imaginaire de pouvoir s’exprimer. L’idée du « travail en groupe » est également au cœur du projet puisqu’ici tout le monde réalise, ensemble et individuellement, des parties du projet afin de réaliser un objet commun. En 6e année, les élèves ont visité l’exposition «Bozar Electronic Arts Festival» qui se tenait au Palais des Beaux-Arts. Ce festival pluridisciplinaire focalisé sur les arts numériques mélange de concerts de musiques électroniques et expositions multimédias concentrées sur les interactions entre art et technologie. Cette visite trouve sa finalité à l’intérieur du sips4 où les étudiants sont amenés à réaliser un site pop-up pour le festival.

 

À l’image de l’intitulé du cours, les différents moyens pédagogiques mis en place pour faciliter l’apprentissage des étudiants font appel aux nouvelles technologies. Le cours, au-delà des supports papiers classiques, se base également sur un site internet composé d’exercices pratiques téléchargeables, de tutoriels vidéo et d’un ensemble de références utiles à la création de site internet. Ces différents outils pédagogiques permettent une acquisition des connaissances plus en accord avec le développement actuel des technologies de l’information.


Migrations

MIGRATIONS

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Infographie 5g / électronique 6a-b

Français, Atelier Web

Violette Mahy

Comment, avec les élèves, tracer notre voie à travers le flot d’informations que diffusent les médias? De quelles manières s’opposer aux discours extrémistes qui proviennent de tout bord? Vers quelles méthodes se tourner pour étayer des convictions personnelles face aux conflits identitaires qui occupent les écrans? L’actualité de la crise migratoire, dont la problématique est présente depuis plusieurs années dans les différents cours, a donné naissance, lors de la rentrée scolaire 2017, au projet pluridisciplinaire Migrations 1.

Continuer d’élargir la culture générale pour mieux appréhender un environnement cosmopolite, et, par ailleurs, donner la possibilité d’éprouver la réalité par le langage, sont des perspectives déterminantes dans le parcours scolaire. Pour mettre en œuvre ce projet, Migrations s’est développé en plusieurs étapes, – la tâche finale des élèves étant la réalisation d’un livret qui exprime leur appréciation personnelle. Tout au long de ce parcours, le bibliothécaire de l’école a encadré leur recherche sur l’internet et leur a fourni des ressources indispensables telles que des ouvrages littéraires et documentaires. Le projet Migrations a d’abord pris place au sein de chaque cours sollicité et de ses spécificités, – géographie humaine, économique et politique ; éthique et philosophie ; littérature et culture générale. Il a incité les élèves à approfondir les phénomènes des migrations, à les étudier sous différents angles et à critiquer les représentations véhiculées par la société.

Ensuite, chaque élève a choisi la lecture de récits mettant des personnages en prise avec la migration. Immigrer, s’exiler, se réfugier, mais aussi voyager ou nomadiser, travailler aux quatre coins de notre planète, les différents sous-thèmes à découvrir sont nombreux.

Ces lectures sont également l’espace de rencontres culturelles originales, en écho avec la société dans laquelle nous évoluons puisque Bruxelles est le foyer de quelque 140 origines différentes.Pour s’approprier ces connaissances, les élèves ont eux-mêmes rédigé un récit et un texte critique, recherché des illustrations, effectué une bibliographie et une sitographie de leur travail. L’étape suivante a consisté à mettre en page ces documents -les infographes ont travaillé avec leurs professeurs-, puis à les corriger pour en améliorer encore l’expression écrite. Après une première épreuve, une relecture des textes a été requise pour tenter d’en évincer les dernières coquilles… L’impression définitive des livrets s’est terminée grâce à la patience et à la ténacité de leurs auteurs. Belle récompense! À la lecture de ces petits ouvrages, l’engagement de chaque élève s’impose à l’esprit. Quel que soit l’univers représenté par les textes et par leurs illustrations, ces Migrations ne laissent pas indifférent. On comprend comment les voix claires des jeunes adultes qui s’y expriment s’affranchissent, peu à peu, du brouhaha des médias contemporains.


Observer Charleroi Infographie mapbox

Observer Charleroi

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Infographie

Atelier Web, Géographie

Nous sommes partis d’un besoin de dépasser le cadre scolaire au sein duquel les savoirs sont compartimentés en disciplines auxquelles sont assignées des heures d’apprentissage. A partir d’un projet qui se déroule sur une année, nous amenons les élèves à regarder différemment l’environnement et à interroger les représentations contemporaines de la nature à partir de clefs de lecture historiques, écologiques et esthétiques. Grâce à un financement d’ Annoncer la Couleur (programme fédéral d’éducation à la citoyenneté mondiale), le projet est mené sans frais pour les élèves et pour l’école.

L’objectif pédagogique est de comprendre et d’expérimenter la composition de l’environnement contemporain. La forme choisie pour transmettre et synthétiser cette expérimentation est une carte interactive. La notion de paysage, polysémique, est au croisement de trois approches : objective (cours de la formation générale : géographie, histoire et français), subjective (cours de la formation technique : communication visuelle et atelier web) et trajective (excursions communes sur le terrain)

“Such the eye, such the object”
William Blake, 1808

Un paysage ordinairement considéré comme donné et naturel, se révèle profondément marqué par des dynamiques culturelles. Dans nos régions, et désormais sur la majeure partie du globe, ces dynamiques culturelles sont essentiellement industrielles : l’industrie a produit le paysage ordinaire de l’espace habité. Nous avons donc fait le choix d’explorer avec les élèves des zones (post-)industrielles marquées par la production d’énergie. Ces espaces sont caractéristiques en Belgique de dynamiques globales : l’extractivisme et la sidérurgie ont transformé la région de Charleroi et ont modelé son paysage physique et démographique. Ces deux phénomènes sont inscrits dans une économie-monde qui s’est effondrée localement et s’est déplacée à l’échelle du globe, en laissant des champs de ruines pour seul héritage.

L’approche classique (patrimoine, paysage, archéologie industrielle) est dépassée par l’émergence d’une sensibilité à la dystopie et à la catastrophe, propre à notre époque. Cette sensibilité se retrouve notamment dans l’intérêt des apprenants pour les espaces marqués par la catastrophe (Détroit, Fukushima, Tchernobyl,…) et dans l’émergence de la collapsologie. Les friches industrielles constituent aujourd’hui un noeud essentiel du maillage écologique urbain, loin de l’acception courante de la notion de nature.
L’effondrement restitue ces espaces délaissés à une certaine urgence et par là-même à une attention présente que le patrimoine seul ne retient pas. La forme adoptée – un documentaire ou un témoignage cartographié ménageant de la place à différentes sources d’inspirations visuelles et musicales ainsi qu’à la littérature romanesque – pourrait permettre d’atteindre cette sensibilité. Au-delà d’une formation historique ou géographique au Pays Noir, il s’agit véritablement de cerner une certaine esthétique de la catastrophe qui traduise quelque chose de l’époque : le paysage est une modalité de l’être dans l’environnement.

Le projet se déroule au sein des cours de la formation générale (français, géographie, histoire) et de la formation technique (communication visuelle et atelier web), alimentés par quatre excursions sur le terrain choisi avec deux classes de cinquième infographie.

1. Les contenus théoriques sont dispensés au travers de plusieurs moments importants qui nous ont permis d’effectuer des comparaisons, esthétiques et géographiques, avec des espaces mondiaux marqués par des dynamiques concurrentes ou similaires :
– projection des films-documentaires “Détroit, Ville sauvage” et “Charleroi la plus belle ville du monde”, suivi d’un débat en présence du réalisateur Florent Tillon,
– conférence sur “Art et Archéologie du Paysage en Chine” par Lia Wei, docteure en histoire de l’art et archéologie de la School of Oriental and African Studies
– cours théoriques : photographie de paysage en atelier web, histoire du paysage en communication visuelle, révolution industrielle en histoire, catastrophes et géographie urbaine en géographie

2. Le terrain choisi se concentre au sud-ouest de l’agglomération de Charleroi de Dampremy à Marchienne-Au-Pont. Cette zone est marquée par plusieurs éléments structurants : une chaîne de terrils, le canal Bruxelles-Charleroi, la Sambre et la zone sidérurgique ouest.
Les excursions sur le terrain se font en petits groupes, certains accompagnés par des guides : Micheline Dufert (Chemin des Terrils) ou Nicolas Buissart (Charleroi Adventure) qui amènent leurs propres thématiques et points de vue. Les apprenants adoptent des rôles techniques : prise en main d’un appareil photo, d’un appareil vidéo, d’un enregistreur son semi-pro, lecture et création de cartes et rédaction / composition littéraire.

3. Le projet débouche sur une carte interactive disponible en ligne qui rassemblera les différents documents collectés lors des voyages. Ce site internet nécessite la mise en oeuvre de la matière vue en début de cinquième en atelier web : GSAP, CSS, HTML, JavaScript et Dessin. La production finale consiste en une série de bibliothèques interactives et informatives – subjectives et trajectives – sur la notion de paysage à partir de l’étude de terrain.

4. L’idéal d’un travail collectif est au cœur du projet : tout le monde réalise, ensemble et individuellement, des parties du projet afin de réaliser un objet commun. Les contenus propres à chaque étape permettent à chaque discipline d’évaluer les compétences prévues et à chaque apprenant d’exercer ses compétences à partir d’un projet multidisciplinaire.